Je voulais apprendre à utiliser des capteurs dans l’idée de créer une installation sonore interactive. Mon idée c’était que nos corps, puissent venir s’intègrer comme une part intégrante de cet écosystème sonore, en modifiant le son pré existant.

Je me suis donc intéressée aux capteurs de mouvement infrarouges, qui analysent la distance à laquelle est l’objet, le mouvement viendrait alors modifier les données et donc interférer sur le son initial plus ou moins selon le mouvement créé. Pour récupérer les données j’ai commencé à travailler en utilisant Arduino, En utilisant cette vidéo : https://youtu.be/MgfYRKxZPlg?si=7EVYoM2T_SDuKMor

On a réussi en passant par le logiciel……. À récupérer les données, on voyait selon le mouvement la distance varier. img_2745.jpg

Mais restait une question : comment transformer ces données brutes en son? Ou faire en sorte que cela modifie le son ? ( hauteur/fréquence…) J’ai donc essayé d’apprendre le code en utilisant Pd. J’ai réussi à comprendre son fonctionnement, et je trouve ça interessant, mais au bout de quelques heures passées dessus je me suis rendue compte que je n’avais pas du tout ce rapport instinctif, plus organique qui me motive, qu’il me faudrait un temps considérable pour m’approprier l’outil, le code. J’ai choisi de prendre mon projet sous une tout autre approche qui me parlait beaucoup plus : utiliser des outils analogiques. Je devais abandonner mon idée de transformer le son, ou alors le faire d’une autre façon: j’allais, non pas modifier le son, mais ajouter du son, à partir des sons que produisent nos corps, mais les capter en live. Les sons du coeur, du frottement de la peau ou de la respiration seraient ma base musicale, il ne me restait plus qu’à trouver comment les enregistrer en live. Au matos, je me suis renseignée sur quels capteurs/enregistreurs me le permettrait. J’ai choisi d’expérimenter avec des capteurs microcontacts + un koma electronik. Ces capteurs réagissent pour enregistrer les sons de nos contacts tactiles. En regardant cette vidéo+ le manuel du kit :

J’ai réussi à brancher mon capteur. Magie ! Ça réagissait on entendait très faiblement du son au contact. J’ai réussi à le rendre plus lisible en modifiant les hauteurs.. En branchant mon casque filiaire comme deuxième sortie son, j’ai pu interagir avec deux capteurs microcontacts en même temps. Puis j’ai essayé d’enregistrer le son du coeur, les frottements empêchent de percevoir, mais en modifiant les basses, on parvient de temps en temps à capter un battement. J’ai utilise des cobayes ;) qui n’avaient pas de poitrine pour être au plus proche, avec le casque on entendait un peu, mais je pense que je vais continuer à expérimenter avec ça , utiliser la respiration par exemple ce qui fonctionne bien ou me procurer des capteurs plus puissants.

J’ai expérimenté aussi l’utilisation du logiciel de son Garage Band ( dispo que sur Mac malheureusement…) pour la production du reste de l’environnement sonore une fois que je saurai faire ma capitation live ( qui m’ont l’air plus simple d’utilisation que les bidouillages que je faisais avant avec des logiciels pas forcement adaptés en terme de qualité audio comme audacity ou motion kit, ou des synthés de …..)

J’ai fait de nouveaux tests avec le koma, j’ai expérimenté les possibilités du capteur micro contact, en jouant avec les hauteurs de sons, les tonalités. Puis j’ai réussi à me connecter à la radio, en expérimentant les possibilités du koma. Mon. But étant toujours de parvenir à créer un son live qui s’intègre à un autre son. Je pensais prendre deux sorties sons différentes, mais j ‘ai pensé qu’il y avait une possibilité de croiser les sorties analogiques et numériques. J’ai connecté ( comme si le koma était une paire d’écouteurs ) Mon ordi à un des input et le micro contact à un deuxième. La sortie son doit être branchée au « master » et non pas au « speaker » si l’on veut croiser les sources de son. Ainsi j’ai pu avoir deux sources sonores se superposant, l’une live et ’autre provenant de l’ordi ( pour le test j’ai mis de la musique sur Spotify ) . PB le son est si faible qu’il est à peine audible, ou avec un casque mais avec risque pour les tympans ) donc j’ai utilisé une ampli à port micro jack (. Pour le moment j’ai surtout joué avec les niveaux sonores.

Nous avons même croisés nos projets avec Alan en mettant son robot qui en vibrant crée de la musique contre le micro contacts, un mix de Rosalia et de bethoveen joué par un robot d’imprimante, j’ai utilisé à ce moment là le koma Field kit comme une platine qui permettrait de règler en live, et de jouer avec les niveaux sonores et les tonalités provenant de différentes sources .

J’ai testé aussi avec des sons créés ou des enregistrements sonores. C’est interessant car on peine à distinguer ce qui vient de nos corps et ce qui est préenregistré, on. Brouille la frontière en le faisant sortir de la même sortie sonore. Pour l’instant avec le micro contact j’utilise surtout la respiration, le souffle, la caresse de la peau.

J’ai voulu expérimenter plus avec le koma, les différents outils disponibles pour mieux m ‘approprier les différentes possibilités. Pour cela j’ai utilisé le guide de prise en main inclus et cette vidéo :

J’ai testé le solanoïd. J’ai essayé de créer de la musique qui fait une interférence avec son pré existant ( j’ai lancé de la musique sur Spotify connecté au koma ) en créant une vibration contre le micro contact, en prenant soin de mettre une mousse entre les deux pour ne pas l’endommager.

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Étudiant_e 2023/12/21 11:34Lien externe